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Tous les articles de Charlotte

Une conférence de Marie-Françoise Rebuffat, membre du réseau TALENTS & TRAJECTOIRES, avec l'AFC de Sainte Marie pour découvrir ce qu'est un talent et quelle importance il revêt dans notre manière de travailler et le sens que nous voulons donner à notre trajectoire professionnelle. Une conférence pour toute la famille. 

Vous souhaitez réorienter votre vie professionnelle et retrouver du sens dans votre travail ? Mais comment changer sans repartir de zéro et sans revenir à ce que vous voulez quitter ?

Ce webinaire animé par Xavier Cail, Dirigeant-Fondateur de TALENTS & TRAJECTOIRES, vous montrera comment la compréhension des talents que vous mettez naturellement en œuvre au travail sont essentielles pour réussir votre transition professionnelle et lui donner le sens qui vous correspond.

Plutôt que de vous focaliser sur vos compétences acquises, qui pourraient vous enfermer dans des schémas passés, vous appuyer sur vos talents vous permet de vous ouvrir à de nouvelles possibilités avec une authentique confiance, l’énergie pour vous y engager pleinement et l’aisance nécessaire pour apprendre et vous adapter.

LE REPLAY EST ICI !

 

Un webinaire proposé par Nouvelle Vie Pro

Avec quelles émotions réagissez-vous aux événements ? Sanguin, bilieux, mélancolique, flegmatique : chaque tempérament façonne notre manière de vivre et d’interagir. Identifier et comprendre nos propres tempéraments ainsi que ceux des autres est une clé pour des relations plus harmonieuses et une collaboration efficace.

Les tempéraments, tels que définis par Hippocrate, nous révèlent nos forces et nos vulnérabilités, rendant chaque individu unique. Appréhender ainsi nos singularités nous permet de vivre des relations plus ajustées et plus sereines, tant dans le milieu professionnel que dans la vie quotidienne.

 

La conférence sera suivie d'un cocktail. Rejoignez-nous pour cette soirée animée par Sophie Chavoix, Anne-Françoise Cail et Brice de Marcillac, membres du réseau TALENTS & TRAJECTOIRES, accompagnateurs à l'orientation et à l'engagement professionnel. 

Inscription

Entrée libre sur inscription en remplissant ce formulaire :

Parce-que c'est en se rencontrant qu'on trace sa trajectoire ! Vous avez été accompagné ? Vous êtes en questionnement sur votre place au travail ? Sur la manière d'accompagner votre enfant dans ses choix d'orientation ?

Chez TALENTS & TRAJECTOIRES, nous pratiquons la pédagogie de la rencontre et des petits pas pour aider à chacun à s'engager pleinement. En 2024-2025, nous vous avons concocté une série de RENDEZ-VOUS DES TALENTS après le travail, de 19h à 21h, pour rencontrer notre équipe de coachs, mais aussi d'autres professionnels en quête de sens et enfin, oser vous lancer !

Pensez à noter les dates dans votre agenda !

 

Sur inscription (entrée libre)

Auprès de Sophie Chavoix :
sophie.chavoix@talents-trajectoires.com
06 83 81 35 51

 
ou en remplissant le formulaire suivant :

Désolé. Ce formulaire n’est plus disponible.

 

 

À 32 ans, Pauline a fait le choix audacieux de quitter le métier d’architecte pour se consacrer à une passion : le bricolage créatif. En quittant l'univers contraignant et souvent stressant des chantiers pour l'animation d'ateliers de bricolage, elle a retrouvé son besoin de créer de ses mains et de redonner du sens à son travail. Dans cet entretien, elle nous raconte son parcours de reconversion, le rôle déterminant de l'accompagnement qu'elle a reçu et la façon dont elle a réinventé sa vie professionnelle en réconciliant créativité, écologie et transmission. Un témoignage significatif sur l'importance de se connaître pour retrouver plaisir et joie dans son travail.  

 

Quel a été le déclic de ta reconversion professionnelle ?

Architecte sur un chantier à Montpellier pour une agence basée à Paris, je savais que lorsqu’il toucherait à sa fin, je ne souhaitais plus retourner travailler en agence, à moins que j’en trouve une qui propose des axes écologiques et esthétiques en phase avec mes aspirations. Si plus jeune j’avais fait des compromis afin d’acquérir une expérience, je ne me voyais plus faire acte de candidature pour des projets qui ne me correspondaient pas en abîmant le territoire, consommant trop de ressources et produisant trop déchets, ou avec une dimension esthétique limitée.

J’ai alors profité du temps que m’offrait la fin de cette mission pour me faire accompagner. J’ai choisi TALENTS & TRAJECTOIRES parce que j’avais besoin d’apprendre à mieux connaître. Je ne voulais pas forcément qu’on me donne une liste de métiers à la fin cohérente avec mon CV, mais j’attendais d’avoir des clés pour avancer et choisir une voie qui me correspondait vraiment.  

Qu’as-tu découvert grâce à cet accompagnement ?

J’ai compris que j’étais à ma place comme architecte mais dans un contexte qui ne me correspondait pas. Je suis plutôt quelqu’un de terrain qui fonctionne à l’intuition et qui a besoin d’exprimer sa créativité. J’aime faire les choses à ma manière et j’ai besoin de liberté pour chercher mes propres solutions.

Certaines des difficultés que je rencontrais tenaient essentiellement au contexte relationnel et contractuel. Dans les réunions de chantier, pour des histoires de contrat ou des questions de délais, les conflits sont monnaie courante et il faut être réactif pour défendre sa position… Moi qui suis plutôt une secondaire dans mes réactions, je n'étais pas dans mon élément dans cette ambiance.

J’ai aussi retrouvé mon besoin de façonner des choses grâce à la découverte de mes talents. Je me suis souvenue du plaisir que j’avais éprouvé un jour en fabriquant un meuble en carton pour ranger mes chaussures, ou encore dans mes cours de céramique.

J’ai compris que mon moteur était dans le plaisir de créer et de voir les choses se réaliser matériellement. 

Ce que j’ai toujours fait, mais à la marge, et qui pourtant me comblait particulièrement.

D’architecte salariée, tu es devenue entrepreneuse. Parle-nous de ta reconversion ?

De fil en aiguilles, j’ai créé Les Briconomes. J’anime des ateliers de bricolage pour les particuliers et les organisations, avec des outils et à partir de matériaux de récupération. L’objectif est de permettre aux personnes de s’émerveiller en découvrant leur capacité à faire et à créer et en leur en donnant les moyens. Être autonome pour bricoler, et acquérir de l’aisance est bénéfique pour tous les publics : enfants, adultes, et aussi beaucoup les seniors, pour qui j’anime beaucoup d’ateliers 

En parallèle, j’interviens dans des établissements scolaires, avec une casquette d’animatrice en architecture (une façon de ne pas complètement lâcher cet univers de l’architecture qui me plaît). Je prends en charge le volet animation de projets de désimperméabilisation et de végétalisation de cours d’école en associant les élèves, de la maternelle au CM2, pour que le projet soit le fruit d’une co-construction. En somme, je récupère leurs envies grâce à des ateliers créatifs et des enquêtes de terrain, et je les transmets à ceux qui vont dessiner le projet. J’apprécie beaucoup de créer avec les enfants.  

Ces deux activités me permettent de vivre.

Quel sens nouveau trouves-tu dans tes activités professionnelles ?

Le sens, en effet, est important pour moi. À mes yeux, il a deux sortes de sens. Il y a d’abord ce que notre travail apporte au monde, et le sens de l’action en elle-même.

Parfois, je suis capable de me détacher du sens que mon action apporte au monde parce que je trouve que mon action a du sens en elle-même. Par exemple, lorsque je dois intervenir pour un événement RSE organisé dans un centre commercial, pour moi, le « grand sens » en termes d’ambition écologique n’y est pas. J’ai souvent l’impression de participer à du greenwashing pour une entreprise qui ne va pas dans le sens que j’espère. Mais lorsque je regarde l’intervention qui m’est demandée en elle-même, je vois que je vais permettre à des personnes de s’émerveiller de leurs capacités à faire des choses par elles-mêmes, qui plus est avec des matériaux récupérés, et donc de façon plus écologique. Et ça, pour moi, ça compte.

Aujourd’hui, tu sembles déployer pleinement tes talents.
Comment te sens-tu par rapport à avant ?

J’ai l’impression que ce que je fais est plus vivant !

J’ai l’impression que ce que je fais est plus vivant, parce que j’ai la chance de pouvoir faire du sur-mesure. Lorsque j’anime mes ateliers, je ne fais jamais deux fois la même chose !

Je ressens aussi beaucoup plus de plaisir qu’avant : quand je créé une animation, quand je l’anime, quand je vois le résultat et la joie que cela suscite chez le public. 

Je dirais également que la beauté est davantage présente dans ma vie. Que ce soit dans ce que je réalise ou dans ce que les autres créent, qui dépasse parfois largement ce que je fais. J’adore voir ça !

Mais un des plus grands fruits pour moi, c’est de pouvoir façonner mon univers créatif et mon activité, de pouvoir faire plusieurs choses en même temps et de déployer de l’émerveillement. Ça n’a pas de prix !

Un des plus grands fruits de cette reconversion pour moi : pouvoir façonner mon univers créatif et mon activité à ma manière. 

Pauline a été accompagnée par Philippe Martin en 2020. Elle avait alors 32 ans.

Découvrez les Briconomes !

Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier."

Cette citation de Catherine de Sienne nous inspire tous à découvrir et partager notre talent unique. Nous vous invitons à participer à notre jeu concours et à nous montrer comment votre talent peut transformer le monde !

Comment participer :

  1. Publiez une vidéo ou photo mettant en scène votre talent sur les réseaux sociaux ou encore rédigez un court texte, et expliquez en quoi votre talent peut avoir un impact positif sur le monde
  2. Utilisez le #MonTalentPourLeMonde
  3. Suivez et taguez la page TALENTS & TRAJECTOIRES sur un de nos réseaux sociaux (Facebook, Linkedin ou Instagram)
  4. Option alternative : Si vous ne souhaitez pas publier sur les réseaux sociaux, vous pouvez envoyer votre participation par email à l'adresse suivante : charlotte.roy@pleinstalents.com

Nos critères de sélection : 

Le talent mis en avant peut être aussi bien matériel (talent de réparation, d'aménagement d'espace, etc.) qu'immatériel (talent d'imagination, de conception, talent relationnel, etc.).

La sélection des gagnants se fera en fonction des critères suivants : 

  • Vécu : Le talent s'exprime à travers des expériences personnelles concrètes et réellement vécues
  • Impact : La pertinence du talent dans le service qu'il apporte à la société
  • Authenticité : La sincérité qui se dégage de la vidéo/texte/photo

À gagner : 

  • Un Diagnostic de talents : 2 rendez-vous d'1h30 pour identifier vos talents naturels 
  • Une mise en avant spéciale de votre talent sur nos réseaux sociaux !

Date limite et règlement du jeu :

La date limite pour participer au concours est le lundi 6 janvier 2025 23:59 (heure de Paris)

Le règlement complet est disponible en téléchargement ici

 

Bonne chance à tous !

 

Réécoutez gratuitement l'atelier animé par TALENTS & TRAJECTOIRES lors du salon Nouvelle Vie Pro du 14 novembre dernier, et appuyez-vous sur les précieux conseils de Xavier Cail et Jacques Gravier pour redonner du sens à votre vie professionnelle, en fonction d'abord de qui vous êtes.

En podcast sur toutes les plateformes d'écoute !

Pour écouter ce podcast sur d'autres plateformes d'écoute, rendez-vous sur le site de Nouvelle Vie Pro

Après une première expérience en tant que chargé de recrutement, Augustin trouve dans l’entreprenariat les conditions pour déployer pleinement ses talents naturels.

Première expérience professionnelle : la passion n’est pas au rendez-vous…

Fraîchement sorti d’école de commerce, Augustin a commencé à travailler comme chargé de recrutement dans une start-up parisienne. Au bout d’un an, il constate que la passion n’est pas au rendez-vous dans cette activité qui fait peu appel à sa créativité et à son besoin de mouvement.

Pour renouer avec ce qui l’anime, il part voyager pendant un an à la rencontre des autres et de projets environnementaux. De retour en France, il commence une démarche d’accompagnement avec TALENTS & TRAJECTOIRES pour l’aider à envisager, sur le long terme, sa nouvelle vie professionnelle.

J’avais envie de prendre le temps nécessaire pour faire un travail en profondeur, pour mieux me connaître et faire le point sur mes envies. Une chose était sûre : je ne voulais pas retourner dans le même type de job qu’avant. »

OUI à l’aventure entrepreneuriale !

Lors de mon accompagnement, je me suis senti vraiment écouté et compris. C’est ce qui m’a donné confiance pour poser des choix et mener mes projets. »

Devant l’opportunité de s’associer avec un ami dans la co-gestion d’une start-up spécialisée dans le marketing de la relation client, Augustin, qui a tendance à se poser beaucoup de questions, laisse ses doutes de côté pour s’engager pleinement dans l’aventure. À partir de là, tout s’enchaîne très facilement : la première rencontre avec le fondateur de l’entreprise, l’analyse de marché, la recherche de clients, la négo, jusqu’à son entrée officielle dans l’entreprise MonFeeback 4 mois après.

Finalement, je n’ai pas eu à dire « oui » ou à dire « non ». Je me suis mis dans la position d’être gérant de l’entreprise et les choses se sont faites naturellement. »

Trouver les conditions de son déploiement

« Grâce à mon accompagnement qui m’a permis de faire la part des choses entre ce que j’aime et qui va me permettre de me déployer, et ce que je n’aime pas et qui n’est pas fait pour moi, j’ai trouvé ma place dans l’entreprise. Je suis plus particulièrement en charge de la gestion du service après-vente et de l’expérience client dans la durée, tandis que mes associés s’occupent davantage de la partie commerciale. »

« Aujourd’hui, j’apprécie particulièrement les personnes avec qui je travaille et le fait de prendre part aux décisions. Au-delà de l’entreprise et du produit que nous vendons, le plus important pour moi, c’est d’évoluer dans un environnement de travail qui me correspond. En tant que co-gérant, je peux m’approprier l’entreprise et la faire avancer à ma manière. »

Finalement, Augustin a trouvé dans l’entreprenariat les conditions pour déployer pleinement son potentiel. C’est pourquoi, il précise : « Ce que je vis aujourd’hui, j’ai l’impression que je pourrais le vivre ailleurs, dans des projets plus artistiques ou encore sportifs. »

Son conseil

Le changement n’est pas forcément à 360°. L’important, c’est de prendre le temps de se connaître, pour poser de vrais choix en accord avec qui on est. Oser se lancer même si on a encore des doutes. On a toujours des doutes ! Enfin, au lieu de trop réfléchir, adopter la technique des petits pas !

Augustin a été accompagné par Sophie Chavoix, membre du réseau TALENTS & TRAJECTOIRES à Lyon. 

 

Article en partenariat avec Nouvelle Vie Pro

Dans les premières années professionnelles, le chemin vers l’épanouissement peut parfois sembler semé d'embûches. Amélie, 28 ans, en témoigne avec sincérité. Ancienne chef de projet au bord du burn-out, elle a su se réinventer sans changer de métier. Aujourd’hui chargée de communication et de marketing dans une grande salle de concert à Bordeaux, Amélie partage son parcours de transformation et les clés qui l’ont aidée à retrouver confiance en elle et à embrasser sa créativité. Dans cette interview, elle nous dévoile les étapes de sa remise en question et les conseils précieux qu'elle souhaite transmettre à ceux qui se sentent perdus dans leur vie professionnelle.

Quel a été le déclic de votre remise en question ?

J’ai été dans une situation proche du burn-out, du bore-out même. Chef de projet dans une agence de communication depuis 2 ans seulement, j’ai commencé à tourner en rond dans des missions qui laissaient peu de place à l’innovation et à l’expression de ma créativité. Je mets ces mots aujourd’hui mais à l’époque, j’étais complètement perdue ! Je pensais tout simplement que j’avais fait une erreur d’orientation et que le monde de la communication n’était pas fait pour moi. Je n’arrivais plus à gérer la pression.

Pourtant aujourd’hui, vous continuez d’évoluer dans le monde de la communication ?

Oui en effet, aujourd’hui je suis chargée de communication et de marketing dans une grande salle de concert à Bordeaux. Travailler dans le monde de la culture a toujours été un rêve mais je n’y croyais plus !

C’est le fait d’être désormais au clair sur mes envies et ce qui était important pour moi qui m’a permis d’y croire et d’oser.

Comment avez-vous cheminé ?

C’est pour sortir du brouillard que j’ai décidé de me faire accompagner par Delphine de TALENTS & TRAJECTOIRES. Je me suis totalement découverte ! Avant de faire ce bilan, je ne savais pas qui j’étais. Il y a vraiment une Amélie “avant” et “après”. Désormais, j’ai confiance en moi, en mes choix, en ce que je fais, dans la manière dont je m’exprime. Avant, j’étais tellement peu sûre de moi que l’avis des autres passait en premier. Maintenant, je suis “moi” ! Delphine m’a aidée à me voir telle que j’étais. C’est ça qui m’a donné de l’élan et qui m’a permis de résoudre ma première problématique qui était de quitter mon emploi.

Parlez-nous de l’ "Amélie d’après" ?

J’ai découvert que je suis créative, que j’ai le don d’embarquer les autres ! Ça fait partie des choses que j’arrive à assumer aujourd’hui. Non seulement, dans mon nouveau poste, les conditions sont réunies pour que je m’exprime, mais je suis aussi intérieurement plus libre. L’accompagnement vient toucher des choses très personnelles. C’est plus profond que la question stricto sensu du travail. Au final, c’est mon rapport à la vie qui a changé. Je suis plus positive, plus détendue (mes proches en sont témoins !) et aujourd’hui, je dois dire que la vie me sourit !

L’accompagnement vient toucher des choses très personnelles. C’est plus profond que la question stricto sensu du travail.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se sent perdu dans sa vie pro ?

Pour commencer, je lui dirais de s’écouter. En tous cas, il ne faut pas minimiser ce genre de situation, ni craindre de prendre le temps d’aller mieux. Personnellement, j’ai fait un travail intense. J’étais épuisée à la fin des séances avec Delphine mais c’était de la bonne fatigue. Par ailleurs, lorsqu’on fait le choix d’être accompagné, le feeling avec le coach est primordial. C’est l’écoute et la bienveillance de Delphine qui m’ont permis de m’ouvrir.

Je pense que tout le monde devrait faire un bilan de talents une fois dans sa vie !

Amélie a été accompagnée par Delphine Lanchy, membre du réseau TALENTS & TRAJECTOIRES à Bordeaux. 

On aime, on partage !

Plongez au cœur des affaires criminelles les plus sombres avec le podcast d’Amélie « Verrouillé », et découvrez l’étendue de son talent !

Il n’échappera à personne que la question du sens au travail est devenue omniprésente dans le débat public et la quête de sens au travail, une attente largement partagée par ceux qui travaillent.

Aujourd’hui, 29% des Français ne perçoivent ni le sens ni l’utilité de leur emploi[1]. « J’ai besoin de travailler pour quelque chose qui a du sens » nous disent en substance toutes les personnes que nous accompagnons. Or, on peut mettre beaucoup de choses derrière cette question du sens au travail. Alors, comment comprendre cette supplique ?

  • Que voulons-nous vraiment quand nous disons manquer de sens dans notre métier ?
  • La question est-elle vraiment nouvelle ?
  • Se poser la question du sens de son travail, est-ce un luxe réservé à certains ou bien une nécessité partagée par tous ?

En tant que professionnels de l’accompagnement, voici des éléments de réponse tirés de notre expérience.

Quête de sens au travail : une aspiration humaine

Tout d’abord, l’aspiration à donner du sens est vraiment quelque chose de propre à l’être humain. Elle est depuis toujours ce qui le mobilise, le met en mouvement. C’est la question de la finalité, du but. « Où allons-nous ? » Comme nous cherchons un but à notre vie, nous avons besoin de connaître la finalité de notre travail pour nous mettre en action.

Au fond, la question du sens au travail n’est pas nouvelle et nous constatons que tout le monde se la pose, du cadre supérieur lassé des tableaux de bords à l’ouvrier à la chaîne que le travail a fini par rendre inapte et qui se voit dans l’obligation de se « recycler » à 50 ans. Quel que soit notre âge, nos origines, notre histoire, nous aspirons tous à apporter notre pierre à l’édifice, à être utile par un travail, un service qui a du sens à nos yeux.

La finalité du travail ou le service rendu

Chez TALENTS & TRAJECTOIRES, nous appelons « désir » cette quête de sens propre à l’être humain. Toute notre vie est conduite par le désir. Le désir, c’est l’accomplissement de notre être, ce vers quoi l’on tend, ce qui nous accomplit. Il est en nous comme un principe de vie, une source jaillissante. Il est comme un phare qui appelle et illumine notre engagement.

Il y a autant de « désirs » que de personnes. Sophie désire développer des liens communautaires où chacun peut trouver sa place pour construire un projet commun. Elle travaille comme chef de projet dans l’ingénierie de la conception d’usines. Hortense, quant à elle, est animée par le désir de faire découvrir que le bonheur est dans notre capacité à vivre la rencontre dans le présent. Elle s’est orientée dans l’événementiel où elle créé des événements où chacun peut goûter des moments de bonheur dans les rencontres qu’il y vit.  

La finalité de notre travail, autrement dit son utilité sociale, est donc un premier levier de sens au travail. Donner du sens à son travail, c’est faire en sorte que le désir singulier qui m’anime se traduise dans une activité concrète qui apporte un service. C’est pouvoir faire le lien entre ses missions, son métier, sa responsabilité et le bien visé qui les dépasse. C’est parce que je rends service que je me sens utile.

Le sens intrinsèque du travail ou le besoin d'expression 

Néanmoins, si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Par exemple, je peux travailler pour une organisation humanitaire et ne pas me sentir à ma place. Mon travail a alors du sens parce qu’il est utile, mais il me manque quelque chose…

Pour que mon travail ait du sens, j’ai besoin de pouvoir y déployer mes talents. Nos talents font partie de notre identité et nous mettent en action de façon singulière, avec plaisir, facilité et succès. Avant même de faire l’expérience du travail, cet élan existe et dès la naissance, cherche à s’exprimer.

Les conditions d’exercice et la responsabilité qui m’est confiée doivent me permettre d’exprimer ces talents, c’est-à-dire qui je suis, de me reconnaître dans mon travail et d’être reconnu. Pas besoin forcément d’être acteur de la transition énergétique pour donner du sens à son travail. Donner du sens, c’est aussi être à sa place.

Le sens puisé dans la liberté d'initiative

Les conditions d'exercice de mon activité sont également un pilier majeur du sens au travail. Nous sommes dans une entreprise parce qu’on nous a confié une responsabilité. Cette responsabilité, c'est notre contribution à la mission de l'entreprise. C'est une charge. 

Pour répondre de cette charge, il faut bien qu’on nous accorde une liberté d’action. Si tout est dirigé, conduit, géré par des process, nous perdons toute liberté d'initiative, toute motivation et toute envie de nous engager. De même, si le manager prend toutes les décisions, s'il est dans l'hyper contrôle ou à l'inverse, s’il est tellement distant que l'on se retrouve seul face à la charge qu'il nous faut assumer, il est normal que nous ressentions de la frustration et un sentiment de perte de sens. 

Cette liberté d'initiative est donc un élément majeur de notre engagement et du respect de notre dignité humaine. Elle s'appuie sur la confiance, une confiance qui n’est pas un abandon (“Débrouille-toi tout seul”) mais un management qui laisse place à l'initiative et qui intègre le droit à l'erreur. 

Trouver du sens à son travail, c'est pouvoir vivre une libération à travers son activité professionnelle. Tous avons le droit au « riche sentiment » décrit par Albert Camus de nous sentir utiles en exprimant et en engageant qui nous sommes vraiment. C’est notre métier d’hommes et de femmes.


« Je n’ai jamais été heureux, je le sais, ni pacifié, que dans un métier digne de moi, un travail mené au milieu d’hommes que je puisse aimer. Je sais aussi que beaucoup, sur ce point me ressemblent. Sans travail, toute vie pourrit. Mais sous un travail sans âme, la vie étouffe, et meurt. N’est-ce pas alors le véritable effort d’une nation de faire que le plus possible de ses citoyens aient le riche sentiment de faire leur vrai métier, et d’être utiles à la place où ils sont ? »[2]

Albert Camus 

[1] David Graeber, Bullshit Jobs: A Theory, Simon & Shuster, 2018.

[2] Albert Camus, Le métier d’homme, L’Express, 14 mai 1955, republié in Œuvres complètes

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