Après vingt ans dans le secteur social et médico-social, à des postes de direction, Clémence atteint un point de rupture. Tout se passe bien pourtant, mais l’élan s’est éteint. Jusqu’au moment où, accompagnée par TALENTS & TRAJECTOIRES, elle redécouvre ses talents et une part d’elle-même longtemps restée en retrait.
Ce tournant marque le début d’un nouveau chapitre : celui de l’écriture. Son premier ouvrage, un témoignage poignant, aurait pu rester au fond d’un tiroir. Publié en mars, il signe le début d’une nouvelle trajectoire plus ajustée et habitée par la joie.
Avant de commencer votre accompagnement, dans quel état d’esprit étiez-vous et quels étaient vos questionnements ?
J’étais désenchantée par mon quotidien de directrice d’une structure d’une cinquantaine de salariés intervenant dans le champ de l’économie sociale et solidaire. J’exerçais des responsabilités en adéquation avec mes valeurs et mes compétences, mais je me sentais étouffer, contrainte par les multiples règlementations du secteur. Je n’avais plus envie de travailler dans ces conditions.
Ayant négocié une rupture conventionnelle et en pleine réflexion sur mon avenir, je ressentais le besoin d’être accompagnée mais je doutais de la pertinence d’un bilan de compétences. J’ai trouvé l’approche de TALENTS & TRAJECTOIRES différente. Alors je me suis dit, allez on y va ! À ce moment-là, le champ des possibles était ouvert.
Pendant l’accompagnement, y a-t-il eu un moment clé ou une prise de conscience importante pour vous ?
Les premières séances, centrées sur le parcours de vie, ont permis de mettre en évidence ce que je suis vraiment. C’est incroyable de prendre conscience que l’enfant qui joue porte déjà en germe l’adulte professionnel !
J’ai découvert que nous avons des talents naturels et que leur donner vie engendre un élan spontané. Et ça, c’est un véritable remède au désenchantement !
Pour ma part, je n’étais pas en échec professionnel mais je n’étais pas complètement en accord avec moi-même. À force de m’adapter, j’avais fini par m’éloigner de ce qui me faisait profondément vibrer. Jusqu’à faire naître une souffrance diffuse.
Si l’accompagnement des plus vulnérables continuait de faire sens pour moi, le cadre dans lequel il s’inscrivait, toujours plus contraint, en vidait progressivement la portée, jusqu’à en devenir absurde.
Qu’est-ce qui a changé depuis ?
Ma manière de me projeter s’affine peu à peu : je sais désormais combien la créativité et la stimulation intellectuelle me sont essentielles.
J’investis cette pause professionnelle par l’écriture, avec un premier récit brut, parfois maladroit, mais sincère, qui témoigne d'une fin de vie dépouillée de toute dignité. Je dois d'ailleurs beaucoup à Delphine qui m'a accompagnée : sans elle, je n'aurais sans doute jamais osé franchir le pas de la publication. J’ai en effet eu la joie d’être publiée en mars !

Mourir longtemps, Clémence Arnau-Soler, éditions Spinelle, 2026
Portée par cette première réalisation, j’explore désormais un registre plus littéraire, toujours traversé par les relations humaines, à travers l’écriture d’un premier roman. J’en retire une joie profonde !
En parallèle, j’ai réorienté ma recherche d’emploi. Je pourrais occuper des postes à enjeux, mais cela ne m’attire plus. Aujourd’hui, j’aspire à une activité qui a du sens, toujours au service des publics les plus vulnérables, tout en me laissant la place d’écrire et de transmettre.
Comment vous êtes-vous lancée dans l’écriture de votre premier roman ? Vous êtes-vous formée pour cela ?
Sur le conseil de Delphine, j’ai suivi plusieurs Masterclass, dont une d’Éric-Emmanuel Schmitt, qui m’a beaucoup aidée à me lancer.
Comment commencer une histoire ? Comment terminer ? Comment imaginer ses personnages… J’y ai trouvé des repères essentiels, mais aussi des conseils précieux. Notamment l’idée que lorsqu’on commence à écrire, on ne s’arrête pas même si le début n’est plus cohérent avec la fin. On pose d’abord un acte de création… puis, dans un second temps seulement, on vient travailler la structure, l’écriture, les enchaînements.
Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite aujourd’hui à se lancer dans un accompagnement professionnel ?
Osez.
Mais en sachant que ce n’est pas magique. Prendre conscience de ses talents, de ses besoins et de son désir profond est une première étape... ensuite, il faut laisser le temps faire son œuvre. C’est un travail de longue haleine et de remise en question. Surtout lorsqu’on a adopté des fonctionnements pendant longtemps. Mais ça en vaut vraiment la peine. Je pense que c’est un cadeau à s’offrir à soi-même.
Pour vous aujourd’hui, qu’est-ce qu’un travail humain ?
Pour moi, un travail humain relève avant tout des conditions d’exercice. Je pars du principe que personne n’a envie de faire du mauvais travail. J’ai moi-même occupé des fonctions de management, et il me semble que c’est le rôle du manager de prendre en compte la question de l’humain, et de faire en sorte que l’individualité ne s’efface pas dans le collectif. Et vice et versa. C’est ce subtil équilibre qui permet à chacun de vivre un travail humain.
Clémence a été accompagnée par Delphine Lanchy, membre du réseau TALENTS & TRAJECTOIRES.
Un accompagnement avec Delphine, c’est bien plus qu’un bilan, c’est aussi un véritable coaching ! Après chaque séance, je repartais à la fois boostée et éclairée !